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C’est
un grand honneur d’avoir été désignée
comme Présidente de l’Association Européenne
de soins palliatifs, succédant au Professeur
Ventrafridda, Professeur Hanks et au Professeur Kaasa.
Je vais m’efforcer de mériter cet honneur
et de suivre l’exemple de mes prédécesseurs.
Grâce
à eux l’EAPC a pris une importance grandissante
et représentant en Juin 2005 32 associations,
membres collectifs de 21 pays et environ 50 000 personnes
en Europe Il est nécessaire de continuer à
progresser pour améliorer la qualité des
soins palliatifs à travers l’Europe, et
nous avons à affronter plusieurs défis
dans le développement des soins palliatifs.
Le
champ de soins palliatifs s’est étendu
bien au-delà des patients atteints de cancer
et le vieillissement de la population doit nous faire
progresser dans les soins palliatifs pour les personnes
âgées et le soutien de leurs proches.
Les
soins palliatifs doivent également pouvoir bénéficier
à d’autres patients atteints de pathologie
non-cancéreuses, de SIDA, ou de grand handicap.
Les modes d’organisation et de financement de
la santé sont différents dans les pays
qui constituent l’Europe et plutôt que de
proposer un modèle unique de développement
des soins palliatifs, il nous appartient d’élaborer
des standards, qui serviront de références
communes.
De
la même façon malgré les disparités
économiques il nous faut réaffirmer la
nécessité de l’accès pour
tous aux services de soins palliatifs dans un souci
d’équité et promouvoir au sein des
institutions européennes l’accès
aux soins palliatifs comme un droit des personnes.
Un
autre défi est celui de la 178 multidisciplinarité
à travers l’Europe, les différents
professionnels et les bénévoles n’ont
pas toujours les mêmes formations ni les mêmes
rôles suivant les pays,de plus les barrières
linguistiques et culturelles peuvent limiter les échanges.
Les mutations socio-économiques de nos pays développés,
le poids financier important du grand âge, l’individualisme,
la perte de références culturelles et
religieuses favorise un fort mouvement relayé
par média en faveur de la dépénalisation
de l’euthanasie.
Nous
devons rester vigilants pour défendre les valeurs
qui nous unissent et donner une voix à nos patients
fragiles. Ces différences font notre richesse
et il est nécessaire d’intensifier les
échanges, d’établir des liens, de
construire des ponts entre les différents pays,
entre les professionnels et les bénévoles,
entre les différentes spécialités,
entre les autres organisations européennes, en
particulier les organisations autour de la douleur,
des personnes âgées, des enfants, du cancer,
du deuil. Place à la créativité!
Pour
atteindre ces objectifs nous avons des moyens, comme
les groupes de travail sur l’enseignement, sur
les standards, sur l’éthique, sur le développement
des soins palliatifs en Europe et le réseau recherche.
Ces groupes doivent êtres très ouverts,
aux différents professionnels et aux différents
pays pour que chaque organisation membre de l’EAPC
et nos membres individuels se sentent représentés
et impliqués dans notre association. Chaque membre
de l’EAPC peut prendre l’initiative de créer
un groupe de travail et vous pourrez consulter les publications
des différents groupes de travail sur notre site.
À travers nos outils de communication comme le
site web et les journaux de l’EAPC, le Journal
Européen de Soins Palliatifs et Palliative Médecine,
vous êtes invité à nous rejoindre
et à vous exprimer. N’hésitez pas
à adresser vos propositions de publications,
vos témoignages, vos remarques. N’oubliez
pas les rendez vous importants: le forum recherche à
Venise en 2006 et à Budapest en 2007 pour le
prochain congrès. Tous les détails pour
participer et adresser vos résumés sont
sur notre site web: www.eapcnet.org
J’espère que chacun d’entre vous
aura pu organiser ou va participer à un événement
pour faire de la première journée pour
les soins palliatifs le 8 octobre 2005 un succès.
Je
reste à votre écoute.
Marilène
Filbet, Présidente de l’EAPC
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